Risques psychosociaux – Comment agir en prévention ? (INRS – ED 6349)
Prévenir les risques psychosociaux : une démarche structurée en 5 étapes

CARSAT CENTRE OUEST

Les risques psychosociaux (RPS) fragilisent la santé physique et mentale des salariés et désorganisent l’entreprise : absentéisme, turnover, perte de cohésion, climat social dégradé.
Pour soutenir les entreprises, l’Assurance Maladie – Risques professionnels met à disposition une démarche claire et des outils éprouvés pour agir.

La brochure « Risques psychosociaux. Comment agir en prévention ? » (INRS – ED 6349) et son flyer “Parcours RPS” en rappellent les principes. La démarche repose sur cinq étapes, avec des points de vigilance propres à chacune : rôle du CSE, pilotage, compétences internes, méthodes d’analyse, communication et suivi.

 

Étape 1 – Préparer la démarche de prévention

Avant toute action, l’entreprise doit définir les règles du jeu : place des représentants du personnel, modalités de concertation, ressources mobilisées, confidentialité, calendrier.
Cette phase fondatrice est essentielle : elle garantit la sécurité des acteurs impliqués et la pertinence de la démarche.

Étape 2 – Analyser le travail réel

Il s’agit de comprendre finement ce que vivent les salariés dans leur activité quotidienne : contraintes, ressources, marges de manœuvre, arbitrages, régulations possibles ou impossibles.
On identifie aussi bien les facteurs de risque que les facteurs de protection.

Pour réaliser un diagnostic interne, plusieurs outils INRS sont disponibles :

  • RPS-DU : grille de questionnement en 26 points (entreprises mono-établissement)
  • Faire le point RPS : 41 questions pour les entreprises multi-établissements

Des diagnostics peuvent également être confiés à des organismes référencés par l’Assurance Maladie – Risques professionnels. Des aides financières existent et sont détaillées sur ameli.fr.

Étape 3 – Élaborer le plan d’action

Le plan d’action découle directement de l’analyse. Plus cette dernière est précise, plus les actions seront adaptées.
Les salariés et encadrants apportent souvent des pistes très concrètes : elles doivent être prises en compte, puis éventuellement reformulées et priorisées.

Le plan d’action doit :

  • cibler des situations de travail identifiées ;
  • préciser les responsables et les délais ;
  • s’appuyer sur les principes généraux de prévention (Code du travail, art. L.4121-2) ;
  • intégrer une évaluation de l’impact attendu.

Des exemples d’actions sont fournis dans la brochure INRS.
La formalisation peut également être accompagnée par un organisme conventionné.

Étape 4 – Mettre en œuvre le plan d’action

Sous la responsabilité de l’employeur, la mise en œuvre implique les acteurs internes concernés.
Des moyens doivent être prévus, ainsi qu’un pilotage clair : responsabilités par action, échéances, communication régulière.
Un tableau de bord facilite le suivi et la coordination.

Étape 5 – Suivre et évaluer

La prévention des RPS est un processus itératif.
Évaluer l’efficacité des actions permet d’identifier ce qui fonctionne, ce qui doit être ajusté et ce qui doit être pérennisé.
Cette étape consolide la démarche et l’inscrit dans la prévention globale de l’entreprise.

L’ensemble des ressources est disponible sur https://www.ameli.fr/entreprise/sante-travail/prevention/aides-financieres.

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